ils vont devoir venir me chercher au fond de toi

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«-Et elle était comment cette année ?»
Il m’a regardé, ce regard lointain qu’il avait eu la première fois celui que j’avais pris pour de l’indifférence et qui est en fait un moment de concentration lorsque le désir est trop fort. Il n’a pas répondu je crois. Il y a des fois où toute attentive aux autres à ce qui se déroule sous mes yeux je décroche, n’écoute plus, car souvent ce n’est pas ce qui est dit qui est intéressant mais comment c’est dit ou tu.
Je l’ai rejoins à la gare il avait un changement de train, nous avions deux heures devant nous. Nous nous sommes embrassés sur le quai de la gare, nous avons repris là où nous nous étions arrêté il y a plus d’un an. Nous reprenions après ce baiser échangé sur le pas de la porte suite à une baise sauvage et rapide. Je ne raconterai pas l’absence, enfin pas ce jour car je suis tout à ma joie. Je ne raconterai pas l’indifférence et sa petite sœur la souffrance, enfin pas ce jour car je savoure l’instant. Il a suffit d’un message et j’ai dit oui, oui je voulais le voir, je n’ai pas fait ma mauvaise, pas très longue à convaincre au fond de moi je voulais le voir simplement. Je suis une fille facile je ne joue pas avec mes sentiments. Il m’a trouvé jolie me l’a dit, j’ai souri, je l’ai trouvé beau je l’ai tu. «-On fait quoi?» C’était une question à laquelle nous avions la réponse, il s’agissait simplement de s’assurer que cela venait de moi. Je l’ai invité à mon appartement, je ne m’imaginais pas boire un café, échanger sur les nouvelles du monde et le raccompagner à son train sans l’avoir vu nu sans avoir senti sa queue en moi, sans avoir mouillé, sans m’être mise nue, sans m’être mise à quatre pattes cul tendue tête enfoncée dans l’oreiller.
Dans l’escalator je sentais son désir et son envie collés derrière moi. Sur le quai du métro il s’est appuyé sur le mur m’a attiré vers lui, nous nous sommes embrassés comme si nous étions seuls au monde, à pleine bouche avec l’envie de se dévorer, se goûter, se sucer, il a glissé une main sur mon ventre puis un peu plus bas, je l’aurai laissé y mettre sa main là sur le quai du métro, j’avais tellement envie de lui mais le monde s’est rappelé à nous. Reprendre mes esprits, prendre le métro terminer le trajet, arriver jusqu’à la maison. Un trajet interminable, nous regardions l’heure, espérant avoir suffisamment de temps. «-Et elle était comment cette année ?» Il avait donc entendue ma question puisqu’il me la retournait « – Bof, je ferais mieux pour mes 40 ans, c’est dans quelques jours. »

Un pas pressé, la porte fermée, les vêtements retirés, les corps nus perlant la sueur en cette chaude journée, il m’a pris comme j’aime qu’il me prenne, sans hésitations avec fermeté.
«-Ça faisait longtemps.» Des soupirs. Des rires.

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