« too many stuff to finish … »

'Orchid', 1987. By Robert Mapplethorpe

« I am so composed that nothing is real unless I write it. » Virginia Woolf

Ce texte écrit il y a plus d’un an mais jamais publié ni envoyé à E. je le retrouve aujourd’hui en août 2017 dans mes brouillons. Depuis toutes ses déclarations, faites souvent lorsqu’il était en colère semble-t-il de la relation que j’avais avec M. , toutes ses déclarations se sont évanouies, si elles n’étaient pas écrites je pourrais croire que je les ai rêvées, que j’ai fabulé toute cette histoire. Ce cadeau c’était une maquette de mon projet littéraire, mes textes et mes illustrations, ce cadeau je lui ai remis puis nous ne nous sommes plus revus pendant plus d’un an jusqu’à dernièrement. Mon manifeste lorsque j’ai ouvert ce blog était « Se mettre à nue. Il est plus facile d’enlever sa culotte que dévoiler ses sentiments. Mes fesses, mon con n’ont jamais essuyés de refus. » il s’agit là de sentiments, de divagations.

Ce cadeau je souhaitais te le faire. Accepte le pour ce qu il est, une preuve de la relation que nous avons.
Une liaison belle et vivante .

Nous nous sommes rencontrés grâce à des algorithmes, rien de bien « naturel », je pense même que si nous nous étions croisé dans la vie, nous ne nous serions pas approché l’un de l’autre, moi par timidité même si je t’aurais sûrement remarqué, car j’ai une manie c’est celle de scanner les gens dans les endroits où je me trouve, je t’aurais regardé, je me serais demandé d’où venait ce teint mat et ces yeux noirs, de quelle région du monde, je me serais peut être approché pour t’écouter parler, j’aurais entendu ton accent sans deviner d’où il venait. on se serait lancer un regard peut être, j’aurais tourné la tête et cela ce serait arrêter là. Mais voilà nous nous sommes rencontrés grâce à des statistiques, dans le but premier d’avoir du sexe avec un inconnu de passage que l’on ne croiserait certainement plus. Mais cela ne s’est pas tout a fait passé comme ça, notre rencontre a été électrique, je crois bien qu’il y a quelque chose de l’ordre du coup de foudre, la première fois que tu m’as touché la main j’étais tremblante, toi je te sentais tendue, j’ai compris plus tard que tu avais terriblement envie de moi mais que ton côté éduqué t’interdisait de me le dire ou me le faire sentir. Notre rencontre m’ a heurtée et chamboulée je crois bien maintenant qu’il s’agit aussi d’amour, de désir ça c’est sûr mais pas que. Dés le début je t’ai fait totalement confiance, moi la méfiante, la solitaire cynique et lorsque nous baisons, il ne s agit pas juste de ta queue dans mes trous, il y a plus, tu me l’as écrit dernièrement  » I fucked every hole in your body including your soul » . Je t’ai laissé une place en moi sans te connaitre, moi qui me desséchait depuis des années. Notre rencontre a déclenchée plein de choses par la suite, j’ai repris l’écriture car je voulais mettre des mots sur ce qui se passait, je voulais comprendre, je voulais disséquer notre relation, nos émotions. J’ai mis une distance avec ce que je vivais, cela me permettait de raisonner, mon côté français qui aime que A+B=C , tout est à sa place, ça rassure, mais les sentiments je crois qu’ils ne s’expliquent vraiment pas. On aime sans raison, on donne sa confiance sans raison. L’écriture et la distance ont mis un frein à cet emportement que j’ai vécu au début. J’ai raisonnée, je me suis raisonnée. Je ne pouvais pas tomber amoureuse d’un inconnu engagé et que je ne verrais presque jamais, ça m’était impossible car forcément ça finirait mal et forcément ça serait un amour à sens unique. Je vais tomber amoureuse, espérer, attendre. Je vais détester ça et je vais me détester pour ça. Puis j’ai réussit même à me mentir et oublier ça. Mais ces derniers temps mes sentiments reviennent, est ce du à nos échanges de ces derniers temps où tu me pousses un peu dans mes retranchements ? ou tu me fais miroir, m’écrit des choses que je pense mais me font réfléchir, non tous les hommes ne sont pas des salauds sinon toi aussi tu en es un qui se joue de moi pour une partie de baise, extraordinaire certes mais qu’une partie de baise. Tu m’as écris que je méritais mieux que ce jeune amant mais ne parlais tu pas aussi de toi ? Oui je mérite amour, protection, respect et ce ne sera pas un amant qui me le donnera mais un compagnon. Tu me dis que je pense avec ma chatte, oui je pense avec elle, c’est elle qui nous a fait nous rencontrer, c’est mon con, mon cul, mes seins. Tes premiers regards étaient pour eux pas pour mon âme. Alors si je dois arrêter de coucher avec des hommes qui ne sont pas mes compagnons alors je commencerai par toi. J’arrêterai de te voir ? Je ne m’en sens pas capable car je ne fais pas que coucher avec toi et les sentiments ça ne se commandent pas au bout du compte.

Alors tu viens, on baise, j’ai terriblement envie de ton âme.

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